[ Instant du Poème Dada ]

[ Instant du Poème Dada ]
A la 15 ième rue. On ne voyait que la femme moderne, démarche assurée.

Suddenly. Bougie. Averse. Chapeau. Chapeau haut de forme. Un arbre. Une télévision. No, no. Parler français. Sans gravité. Coquelicot. Cathédrale. Par tous les seins. Lâcher ses armes. Parfaitement. Je ne veux pas. Immobilier. Encadrement doré. Factices. Sourires factices. Chercher. Ambition. Interrogation. Encouragement.
Anxiété. Un Ballon. Crainte. Prévoir. Aristodème.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 28 octobre 2006 18:04

[No]

Par delà les horizons des endroits où nous vivions
Quand nous étions jeunes
Dans un monde magnétique et miraculeux
Nos pensées s'égaraient constamment et sans limites
Le tintement de la cloche de la division avait commencé

En direction de la grande route et au pied de la Chaussée des Géants
Est-ce qu'ils se rencontrent toujours là près de la Faille

Il y avait une bande déchiquetée qui se déroulait derrière nos pas
Fuyant avant que le temps efface tous nos rêves
Délaissant la myriade de petites créatures essayant de nous ligoter au sol
Pour une vie de lente décadence

L'herbe était plus verte
La lumière était plus éclatante
Entourés d'amis
Les nuits des miracles

Regardant par delà les braises des ponts rougissants derrière nous,
Pour voir comme c'était vert de l'autre côté
Des pas en avant mais de nouveau des pas de somnambule à reculons
Trainés par la force d'une marée intérieure

A une plus haute altitude, drapeaux déployés
Nous atteignons les hauteurs vertigineuses de ce monde rêvé

Eternellement écrasés par le désir et l'ambition
Il reste encore une faim inassouvie
Nos yeux fatigués, perdus dans l'horizon
Repensant à tout ce chemin que nous avons parcouru
L'eau s'écoulant
The endless river De la rivière sans fin

# Posté le samedi 28 octobre 2006 17:50

[ She speaks perfect french]

[ She speaks perfect french]
Dans un sens, l'avantage d'avoir un "skyblog" ou peu de monde vient, c'est qu'on peut s'autorister un peu niaiseries et d'inutilité lors des samedis soirs d'ennui profond quand votre chat n'est pas avec vous. Alors restons fidèle à notre part de conservation. Comme toutes les bonnes choses n'ont pas de fin, juste des renouvellements..évoquons..les Pink Floyd. Depuis le temps, j'ai bien le droit de m'accorder ce plaisir. A l'instant, je réecoute High Hopes. Et comme à chaque écoute, je me dis toujours la même chose.
Je ne crois pas au pouvoir sectaire ou sincèrement psychédélique d'une chanson, seulement, celle-là, est différente.
Vous savez, ces musiques dont vous vous dîtes qu'elles vous accompagneront toute votre vie [ déjà 11 ans pour High Hopes]. Celle qui quoique l'humeur, l'endroit ou le pétrein dans lequel vous vous trouvez aura toujours sa part de
"réconfort". S'interesse une fois à la chanson dans sa globalité, une autre fois à son solo, aux paroles.
Un de mes souvenirs les plus anciens, de ce clip avec les guitares "qui nagaient dans la rivière" et ses cloches qui ne s'arrêtait jamais dans mon esprit.

Simplement pour mon plaisir. Mais tout à l'heure. Au prochain article.

Et vous, une chanson, en particulier?

# Posté le samedi 28 octobre 2006 17:40

[Art Time]

[Art Time]
J'avais bien envie de parler de David Lachapelle. Le reportage d'hier m'a rappellé cet "artiste". Oui artiste, forcément, il a photographié Andy Warhol, alors le milieu du pop art ne se sent plus.
Je ne comprends pas, tout le monde proclamme son génie, sa marginalité en l'appellant le nouveau roi du pop art. Tout en photographie. Il a photographié les plus connus, forcément, ça vous forge un nom.

Mais au-delà de tout ça, qu'en reste-il vraiment? A vra dire, je trouve ces photos les plus connus vulgaire, peu glamour et pas si innovatrice que ça. D'accord, Monsieur Lachapelle dénonce l'Amérique en faisant écraser une frêle personne sous un hamburger géant, ou en faisant de la "branlette espagnole" une métaphore d'une saucisse de hot dog. Soit.
Il est rempli de bonne volonté "réunir les marginaux, les originaux, les transexuels, ceux qui ne rentrent pas dans les canons de beauté". Soit. Mais je ne crois pas en la mysogynie du photographe.

Que faire de ses photos, en rire? en être écoeurée? les trouver follement kitsh et glam'?

En attendant, je me contrefiche de savoir ce que cet artiste a bien voulu dire "Il veut trouver de l'esthétique dans la laideur, c'est ça, son génie" [Merci Charles Baudelaire, j'espère que vous ne vous retournez pas trop dans votre tombe].

Mettre un nom sur certaines pochettes d'albums ou de couvertures de magasines mondialement connus ramènent à dire "Oh oui je connais, tu savais que c'était David Lachapelle qui est le photographe? Comment, tu ne connais pas?"

Enfin, certaines de ses photos, dans la sobriété sont les mieux réussis, si je peux me permettre.

# Posté le samedi 28 octobre 2006 05:59

Modifié le samedi 28 octobre 2006 06:10

[Le Huitième jour]

[Le Huitième jour]
Le huitième jour, après avoir tellement travaillé
Depuis ce jour on l'a vu
se promenant seul dans les rues
où il attend patiemment quelqu'un
avec qui il pourrait tranquillement discuter
Si par manque d'occupation
ou d'une trop grande solitude
Il ne pouvait plus tenir et partait ailleurs
Ce serait notre perte à tous
il n'y aurait pas d'autre choix
que d'adorer Michaël Jackson
Bill Clinton ou Tarzan
C'est bien plus dur d'être un roi sans couronne
qu'une personne normale
pauvre Dieu qui ne fait pas la couverture des journaux
car il n'est pas top model ou artiste ou d'une famille royale

El Octavo dia. D'accord, j'aime bien. Histoire d'y mettre un article. Souhaitez moi du courage pour cet après-midi.

# Posté le mardi 24 octobre 2006 05:58